La Biélorussie, le pays où le chômage n'existe pas
Elections législatives en Biélorussie ce dimanche 28 septembre. Le président Alexandre Loukachenko qui se maintient au pouvoir depuis 14 ans s’appuie sur un régime très autoritaire qui exclut toute opposition. Mais il compte aussi sur les succès d’une économie très centralisée. Car il y a un «miracle» biélorusse: le chômage n’existe pas. Mais, bien sûr, tout cela a un prix: l'absence de liberté.
Les Biélorusses élisent leur parlement ce dimanche 28 septembre. Le scrutin a valeur de test car le président Alexandre Loukachenko attend une amélioration de ses relations avec Washington et l'Union européenne. Accusé par l'Occident d'avoir négligé les libertés fondementales depuis son arrivée au pouvoir il y a 14 ans, Loukachenko affirme que tout a été fait pour assurer un scrutin libre et équitable.
Alexandre Milinkevitch, le principal dirigeant de l'opposition et farouche défenseur des droits de l'homme, demande cependant aux Occidentaux de ne pas s'emballer. Il dit en effet que seulement des «modifications superficielles» ont été apportées à ces législatives et conclut: «Je ne crois pas que les élections seront ouvertes ou démocratiques».
Reste que le président autoritaire Loukachenko, qui reste globalement populaire dans son pays, peut compter sur ce qui peut apparaître comme un véritable «miracle»: en Biélorussie, pays de dix millions d'habitants, situé entre Russie et Pologne, il n'y a pas de chômage. Mais cela a un prix... Le Reportage international de Thierry Parisot (cliquez sur le lien audio pour en savoir davantage).




