Premier magasin virtuel de produits bio pour les enfants de Roumanie
Le site bio Napati.ro
Photo: Napati
Au bout des dizaines d’années d’industrialisation, l’homme de notre siècle semble chercher de nouveau refuge au sein de la nature. Une nature qui malheureusement a du mal à retrouver sa forme et ses couleurs après les peines que la société capitaliste lui a infligées dans sa marche en avant. Pourtant, les écologistes gagnent du terrain et leurs voix se font de plus en plus entendre partout dans le monde.
Avant de parler bio, parlons plutôt journaux. C’est à Alexandru Diaconescu de survoler la presse parue vendredi matin à Bucarest pour nous en donner des détails.
Premier et unique face à face électoral
C’est le dernier jour de campagne électorale et le lendemain de l’unique face à face entre les deux candidats au second tour du scrutin présidentiel : le président sortant Traian Basescu et le social- démocrate Mircea Geoana. Ceux-ci figurent dans presque tous les quotidiens parus aujourd’hui à Bucarest. De l’avis de Romania Libera, chacun des deux candidats a dominé à un certain moment le débat électoral. Création d’un gouvernement, messages au milieu d’affaires, réformes de la justice, les flèches ont volé à tour de rôle d’un côté à l’autre, explique Romania libera.
La bombe de la campagne
Gândul parle à la une de la balle que Traian Basescu avait préparée à Mircea Geoana. Le président sortant a demandé à son adversaire s’il avait récemment rendu visite à l’homme d’affaires Sorin Ovidiu Vîntu, actionnaire principal entre autres d’une importante holding de presse. En admettant cet entretien, Mircea Geoana a terminé la première partie du débat à genoux et laissé ainsi la voie libre à Traian Basescu de souligner à maintes reprises les relations du leader social-démocrate avec des hommes d’affaires controversés, estiment les journalistes de Gândul. Le même sujet se retrouve aussi à la une d’Evenimentul zilei qui caractérise le moment comme «la bombe» de la campagne électorale, une bombe lancée aussi par l’homme d’affaires controversé Sorin Ovidiu Vîntu lui-même, qui a admis dans une intervention télévisée après le débat le fait d’avoir rencontré tant l’un que de l’autre.
Critiques et attaques réciproques
A part cet épisode du débat, qui sont les deux prétendants à la fonction de chef de l’Etat? Selon Gândul, Mircea Geoana a reproché à Traian Basescu le fait d’être une source de scandale et de conflit, d’avoir échoué dans toutes ses promesses, trahi ses alliés, en développant une rhétorique de la haine. Le président sortant a souligné entre autres que Mircea Geoana était un homme faible, pas du tout sincère, un caméléon qui s’adapte à toute situation politique, explique encore Gândul.
Pourquoi Basescu, pourquoi Geoana
Sous le titre «la Roumanie face à une décision essentielle : Basescu ou Geoana», Romania libera explique que 18 millions d’électeurs sont appelés dimanche aux urnes pour élire entre deux hommes politiques qui ont des visions tout à fait différentes sur l’avenir du pays. Se présentant comme un homme politique conciliant, Mircea Geoana déclare être celui qui peut rassembler une équipe autour de principes utiles à chaque Roumain qui vit dans «une seule Roumanie».
Aidé dans sa campagne par les libéraux et par le maire de Sibiu, Klaus Johannis, Mircea Geoana prône une Roumanie sociale, qui aide les plus démunis et où les réformes sont mises en application après de longues négociations avec ceux qui en sont touchés. Par ailleurs, Traian Basescu demande à ses électeurs un nouveau mandat afin de poursuivre les réformes déjà démarrées, même s’il admet avoir enregistré aussi des échecs ces cinq dernières années. Selon le président sortant, au scrutin du 6 décembre, les Roumains choisiront entre une société moderne et le recul provoqué par le retour du Parti Social Démocrate au palais présidentiel de Cotroceni. La Roumanie de Traian Basescu, c’est le pays dont les maîtres sont les Roumains eux-mêmes, lit-on encore dans Romania libera.
Gândul : «La peur et la haine»
Et cette revue de presse se termine par les conclusions tirées par Cristian Tudor Popescu dans son éditorial paru dans Gândul. La plupart des options seront émotionnelles, basées sur des sentiments ou des intuitions. «Je ne supporte plus Basescu», «je ne peux pas voter pour Geoana», seront les principaux critères qui expliqueront le choix du 6 décembre. Traian Basescu table sur la haine des Roumains face au PSD, un sentiment provoqué non seulement par son passé communiste, mais aussi par ses liens avec des hommes d’affaires controversées. Par contre, Mircea Geoana a exploité la peur de ce que l’avenir et la crise réserve aux Roumains pour mettre l’accent notamment sur le chômage. Pour Cristian Tudor Popescu, la raison n’a pas droit de vote à ce scrutin. (Alex Diaconescu).
Premier magasin virtuel de produits bio pour les enfants de Roumanie
En Europe, la tendance bio a le vent en poupe. En Roumanie aussi, de plus en plus de gens décident, à l’exemple des Occidentaux, de dire adieu à la restauration rapide pour réapprendre à manger sain. A une époque où le réchauffement global n’est plus un mythe, la cause bio fait de plus en plus d’adeptes: restaurants bio en Roumanie et Bulgarie, marchés aux produits écologiques en Hongrie, le XXIe siècle se propose de hisser le drapeau vert. Les produits issus des cultures écologiques reprennent leur place dans les assiettes des Roumains, tandis que la tendance bio déferle sur le net.
Malheureusement, les prix font qu’à l’heure actuelle, le segment bio occupe uniquement 1% de la consommation en Roumanie, tandis qu’en Allemagne ou en Grande Bretagne, il s’élève à 6 ou 7%. Comment pourrait-on encourager le retour à la nature? Une idée serait de créer des boutiques bio virtuelles destinées aux petits, car les parents sont prêts à tout quand il s’agit de la santé de leurs bouts de choux. En Roumanie, la première boutique bio complète pour les enfants est en ligne depuis seulement une vingtaine de jours et les parents s’empressent de remplir leurs paniers. Un reportage de Ioana Stancescu.
Détails sur : www.napati.ro
Ecologie et paysage à Paris
Tandis que la Roumanie exerce les repas bio, la France mène son propre combat écologique. A Paris, certains jardins publics renouvellent complètement le genre et les paysagistes ont à charge non plus seulement de faire des économies, mais aussi de produire de l’énergie. Frédérique Lebel de RFI nous fera la connaissance de Michel Pena, l’un des créateurs du Jardin Atlantique au dessus de la gare Montparnasse.


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