Les jeunes et l'Histoire
Les jeunes d’aujourd’hui ont tendance à oublier les moments importants que leur pays a vécu dans un passé pas trop éloigné. Pour leur venir en aide, en Roumanie, vingt ans après la chute du communisme, les responsables ont introduit dans les écoles des cours optionnels sur cette époque. De même, les ONG organisent leurs propres cours sur le communisme. En Lituanie, à l’occasion des vingt ans de l’indépendance, une simulation de déportation vers l’Union soviétique a été organisée avec des jeunes européens.
En Autriche également, les adultes s’inquiètent que les adolescents jettent dans l’oubli la Seconde Guerre mondiale. Quelles sont les mesures prises? Réponse tout de suite, dans cette édition des Séquences européennes qui vous est proposée par RRI en collaboration avec RFI, dans le cadre du projet Euranet, le réseau des radios européennes.
Restons encore quelques instants dans le présent, notamment en Roumanie. Comment démarre la semaine à Bucarest, réponse dans la revue de presse d’Alex Diaconescu.
15 mars, la journée des Hongrois du monde entier
Ce 15 mars c’est la journée des Hongrois du monde entier, une fête célébrée aussi par des dizaines de Magyars transylvains. Selon Gandul, comme chaque année, il s’agit d’une fête qui provoque des tensions inter-ethniques. Vendredi, 250 maires et conseillers du Parti Civique Magyar ont proclamé le hongrois langue officielle dans le Pays des Szeklers (zone de Roumanie). Marko Bela, leader de l’Union Démocratique des Magyars de Roumanie, accuse la presse et les hommes politiques d’avoir incité les esprits. D’ailleurs, depuis plusieurs années déjà, le hongrois a un caractère officiel, là où les Magyars comptent pour plus de 20% de la population, a expliqué Marko Bela. Nous avons d’autres problèmes a résoudre, beaucoup plus importants, tels qu’une crise économique grave, a conclu le ministre de l’intérieur, Vasile Blaga, cité par Gandul.
http://www.gandul.info//news/manifestari-comemorative-si-artistice-in-transilvania-cum-s-au-certat-politicienii-intre-ei-in-fiecare-an-5744902
http://www.gandul.info/news/ziua-maghiarilor-incinsa-de-radicali-marko-bela-presa-incita-vasile-blaga-noi-ne-ocupam-de-criza-5744823
C’était il y a 20 ans…
Evenimentul Zilei et Adevarul parlent du conflit interethnique qui a eu lieu il à 20 ans à Targu Mures. Du 15 au 20 mars 1990, le monde entier découvrait les instincts déchaînés de Roumains et Hongrois qui après des années de cohabitation pacifique dessinaient le portrait de la haine, lit-on dans Evenimentul zilei qui a interviewé les principaux acteurs de la plus célèbre scène de violence : celle dans laquelle un paysan roumain était battu avec bestialité. Adevarul parle du même sujet et précise que le 20 mars l’armée est intervenue à Târgu Mures, avec des chars pour séparer les deux camps : les Hongrois et les Roumains.
http://www.adevarul.ro/locale/targu-mures/Targu-Mures-_Conflictul_din_martie_90_a_fost_fortat_si_de_presa_0_225577707.html
http://www.evz.ro/articole/detalii-articol/889472/Martie-negru-20-de-ani-ce-a-ramas-din-ungurul-Cofariu/
Le printemps des grèves
De nos jours, c’est la situation économique qui risque de faire sortir les gens dans la rue. Selon Evenimentul zilei, une centaine de milliers de fonctionnaires publics pourraient bloquer des institutions de l’Etat. Les premiers à protester seront les enseignants et les étudiants, suivis par les syndicalistes du métro qui ont annoncé une grève pour jeudi. La liste des grévistes sera complétée par les syndicalistes de la santé, tandis que les transporteurs menacent de bloquer le trafic bucarestois du 23 au 25 mars. Pourtant, selon Evenimentul zilei, les syndicalistes sont convaincus qu’ils ne peuvent pas mobiliser des millions de protestataires, et c’est pourquoi la grève roumaine n’est qu’une sœur cadette de la grecque.
http://www.evz.ro/articole/detalii-articol/889469/Greva-romaneasca-sora-mai-mica-a-celei-grecesti/
Vous voulez de grosses retraites? pensez plutôt au troisième pilier
Entre temps, le gouvernement nous invite à contribuer au système privé de retraites, selon Gândul, qui cite le ministre de l’Economie Adriean Videanu. “Les Roumains qui ont de gros salaires et souhaitent avoir des retraites en conséquence doivent absolument penser au troisième pilier”, ainsi résumait Gândul les propos du responsable roumain. Dans son éditorial, Marius Nitu découvre une incompatibilité entre les déclarations le ministre de l’Economie et celui de l’Emploi, Mihai Seitan, qui encourage les Roumains a travailler même après l’âge de la retraite afin de recevoir des bonus sous la forme de retraites plus importantes.
http://www.gandul.info/financiar/guvernul-ne-trimite-la-pensii-private-cat-se-castiga-din-pensia-facultativa-5744743
http://www.gandul.info/opinii/renunt-la-pensie-unde-semnez-5745011
Pas de prime de Pâques, cette année
Et si on a évoqué le sujet “bonus”, Adevarul annonce que cette année la crise a effrayé l’agneau de Pâques. Il ne s’agit pas de l’animal qui est traditionnellement sacrifié pour les fêtes pascales, mais des bonus substantiels que les entreprises n’offrent plus à leurs salariés. En temps de récession, les Roumains sont plutôt préoccupés à garder leurs emplois. Cette année, les entreprises offrent à leurs salariés des tickets cadeau et des primes plutôt symboliques, qui vont jusqu’à 50 euros, tout au plus. Selon les études réalisées par les sociétés de ressources humaines, les travailleurs souhaitent plutôt être respectés et un environnement de travail agréable, explique Adevarul. Dans certains cas, un bonus risque d’avoir des effets positifs à court terme et ne peut pas compenser les frustrations à long terme.
http://www.adevarul.ro/societate/viata/Criza_a_pus_pe_fuga_mielul_de_Paste_0_224977850.html
Les jeunes roumains et le communisme
Les jeunes roumains connaissent très peu de choses sur les années du communisme, certains ne s’y intéressent pas du tout, d’autres croient que la vie n’y était pas aussi dure que l’on raconte. Détails, avec Valentina Beleavski de RRI.
Les jeunes et l’Histoire en Lituanie
Voyons maintenant d’autres initiatives censées relier les adolescents au passé qu’ils ont tendance à oublier. Dirigeons-nous vers la Lituanie où, à l’occasion des vingt ans de l’indépendance, une simulation de déportation vers l’Union soviétique a été organisée avec des jeunes Européens, pour leur faire prendre conscience de la violence du phénomène. Au programme, visite du musée du KGB, puis départ vers un lieu inconnu, entassé dans des camions, et travaux forcés… Un reportage de Marielle Vitureau de RFI.
Les jeunes et l’Histoire en Autriche
En Autriche, de nombreux intellectuels s’inquiètent de l’amnésie des 16-25 ans concernant la Seconde Guerre mondiale. Une classe autrichienne a ainsi récemment été mise à la porte du camp d’Auschwitz pour y avoir tenu des propos antisémites. Un sujet de Blaise Gauquelin de RFI (cliquez sur le lien audio pour en apprendre davantage).


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