Qui veut encore manger du thon rouge?
Découpe de thon rouge au marché de Tsukiji, Japon. La chair de ce poisson est très prisée par les Japonais.
Photo: Cafe Nervosa, source: Wikipédia
A Doha, au Qatar, l’interdiction de la commercialisation du thon rouge devrait se trouver au coeur de la réunion de la Cites, l'organisation onusienne chargée de la protection des espèces en danger. Maria Cornax, scientifique marine, répond aux questions de RFI.
L’interdiction de la commercialisation du thon rouge devrait se retrouver au coeur des discussions de la prochaine réunion de la Cites. Pendant près de quinze jours les 175 pays membres de cette organisation, affiliée à l’ONU et chargée de la protection des espèces en danger, vont se réunir à Doha, au Qatar.
Cette perspective est rendue possible par la position commune adoptée par l’Union européenne mercredi 10 mars. Les Vingt-Sept soutiennent désormais l’interdiction du commerce international du thon rouge. L’Union rejoint donc sur ce point les Etats-Unis. En revanche les Européens posent deux conditions: cette interdiction doit entrer en vigueur en 2011 et ils demandent aussi le maintien d’une dérogation pour la pêche artisanale.
La dernière décision de l’UE va-t-elle vraiment peser lors de la rencontre? Et la dérogation européenne, demandée pour la pêche artisanale est-elle néanmoins une menace pour les réserves de thon rouge? Maria Cornax, scientifique marine, s'occupe particulièrement des questions de pêche pour l’organisation environnementale Oceana. Pour elle, Japon et Chine sont les deux pays à convaincre en priorité. Allo Bruxelles est un dossier préparé par Grégoire Lory (cliquez sur le lien audio pour en savoir plus).


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