Retour sur la centième journée de la femme
Femme pilote. Aujourd'hui en France, les femmes peuvent accéder à toutes les spécialités de l'armée de l'air.
Photo: Ministère de la Défense; source: Sirpa Air
Aujourd’hui, nous reviendrons sur la journée de la femme, qui a été marquée cette année pour la centième fois. Cent ans de mobilisation et de militantisme, avec du bon et du mauvais, des hauts et des bas, avec des succès et des échecs partout dans le monde. Nous essayerons de voir où nous en sommes en Europe, grâce aux contributions des journalistes de RRI et de RFI, dans une édition placée, comme d’habitude, sous l’égide d’Euranet, le réseau des radios européennes.
Les journaux de Bucarest, eux, ne reviennent plus sur le 8 mars, d’autres sujets, plus incitants, ayant retenu leur attention. La preuve dans la revue de presse de. Ligia Mihàiescu, de RRI
La presse nationale se préoccupe aujourd’hui de sujets qui font mal: de Mircea Geoană, président du Sénat (Parti Social Démocrate, d’opposition), qui, en mal d’adeptes, pourrait se voir contraint de quitter ces fonctions. Et respectivement du Parti Démocrate – Libéral, au pouvoir, qui se donne la peine de l’en chasser. Du taux de chômage à la hausse et des subventions pour l’eau chaude et le transport public à Bucarest, en passe d’être supprimées. Et enfin de l’inauguration (sans cesse) ajournée de plusieurs tronçons d’autoroutes en Roumanie.
Le PDL veut la tête de Geoană, mais ne sait pas qui mettre à la place. Pour différentes raisons, “le PDL veut la tête de Geoană, mais ne sait pas qui mettre à la place”, titre Evenimentul zilei! Lundi, le nom véhiculé était celui d’Anca Boagiu. Mardi, ça change, ce serait Radu Berceanu, un des poids-lourds du parti, actuellement ministre des Transports. Gândul a appris que “les membres du PDL veulent trancher Geoană à toute vitesse: “on appelle le questeur et on le sort de la salle”, car “le PDL a reçu le soutien de l’Union Démocratique des Magyars de Roumanie (au pouvoir) pour renverser l’ancien leader du PSD”. Mais l’UDMR pourrait aussi revendiquer ce fauteuil, s’il était vacant. Et elle n’est pas la seule! Car, pour România liberă, “la performance des indépendants défie toute compétition en matière d’opportunisme. Si les politiciens de Roumanie sont arrivés à déclarer un jour que le blanc est noir, et le lendemain que le rouge est violet, avec l’air d’avoir répété une affirmation toute naturelle, c’est parce qu’ils n’avancent pratiquement dans aucune direction”.
http://www.evz.ro/articole/detalii-articol/888878/PDL-i-ar-lua-capul-lui-Geoana-dar-nu-stie-ce-sa-puna-in-loc
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http://www.romanialibera.ro/editorial/a179549-tara-molustelor.html
Les subventions – trous noirs pour Bucarest
Ce sera dur. Et il sera préférable d’avoir de bonnes jambes, car voici ce que déclarait le maire de Bucarest au quotidien Financiarul: “Subventionner les deux sociétés – celle de transport public et celle d’eau chaude et chauffage centralisé pour autant qu’ils survivent.
Bechtel et l’autoroute à crédit
Côté transports – la situation n’est pas des meilleures non plus. Gândul a appris que “le gouvernement a convaincu Bechtel à construire 20 km (d’autoroute) à crédit”. La compagnie américaine s’apprêtait à limoger 1900 travailleurs parce que l’Etat n’avait pas payé les 200 millions d’euros dûs à cette société.
http://www.gandul.info/news/guvernul-a-convins-bechtel-sa-construiasca-20-km-pe-datorie-5726813
Les chômeurs, calculés à la roumaine
Ils se seraient ajoutés à ceux congédiés par la compagnie nationale de chemins de fer lundi. Financiarul consacre son édito aux “chômeurs, calculés à la roumaine”. Nouveau record: plus de 762.000 personnes enregistrées officiellement, soit 8,3% de taux de chômage. “Le calcul est simple: ce n’est pas bon pour l’image du gouvernement de donner une si mauvaise nouvelle: 100.000 licenciements d’un seul coup. Il vaut mieux partager la grande mauvaise nouvelle en plusieurs petites brèves: 10.000 cheminots, 15.000 professeurs, 18.000 fonctionnaires et ainsi de suite. Même les statistiques officielles sont passées au salon de beauté”. Car le gouvernement “n’a adopté que des mesures antiéconomiques et a coupé les investissements dans l’infrastructure”.
Attention, asphalte!
De nouveaux panonceaux indicateurs ont été installés en Roumanie. Dans sa colonne de Gândul, Lelia Munteanu fournit “quelques idées précieuses pour l’Agence nationale de routes et de nids-de-poule (dont): “Attention, asphalte!” – un panonceau obligatoire en Roumanie”.
http://www.gandul.info/opinii/atentie-asfalt-5726996
Disparités salariales entre hommes et femmes
Le centenaire de la Journée internationale de la femme a été marqué en Roumanie par… un retour en force de l’hiver. A part ça, presque rien de la gamme “droits de la personne, “égalité – parité – militantisme etc.” Vingt ans après la chute du communisme, le 8 mars fait toujours dans la dentelle héritée de feu le régime disparu en décembre 1989: on parle de la Fête internationale de la femme mère, épouse, soeur, fille, de celle qui embellit “notre” vie et que “nous” (les hommes en l’occurence) devons honorer “en chaque début de printemps”… Fleurs, cadeaux plus ou moins onéreux, chocolats, journée libre pour celles qui travaillent … et puis c’est tout. La mentalité collective profonde de la société roumaine est encore tributaire du machisme caractéristique de ses heures patriarcales. L’opinion publique, mais aussi la classe politique ou encore les médias ne s’attardent pas sur les statistiques inquiétantes qui résument une réalité encore plus inquiétante. Le Rapport global de la discrimination de genre, publié l’année dernière par le World Economic Forum, dessinent une Roumanie où la parité entre les deux “presque”-moitiés de la population (48,7% d’hommes contre 51,3% de femmes) n’est toujours pas de mise. Bucarest occupait la 70e place dans un classement mondial qui rassemble 134 pays; en 2006, il se trouvait à la 46e place. Malgré une présence accrue des femmes dans la vie politique et économique, la Roumanie n’a pas réussi à assurer une distribution équitable des ressources et des opportunités économiques, sociales et politiques entre ses hommes et ses femmes. Celles-ci sont plus touchées par la pauvreté et le chômage; fin 2008, les revenus des femmes représentaient 93% de ceux des hommes, l’écart se creusant davantage dans des secteurs tels l’hôtellerie et la restauration, l’éducation, la santé ou l’assistance sociale et autres. La solution à cette réalité très peu réjouissante se trouve, probablement, dans une implication grandissante des femmes en politique, accompagnée par leur représentation croissante aux postes de décision. Vaste programme!
En fait, les Roumaines ne sont pas les seules à être mécontentes de leur présent. Les Françaises, elles, gagnent 10% moins que les hommes dès le début de leur vie active. Avec le temps l’écart se creuse au détriment des femmes. Un reportage d’Ann-Catherine Cavalli, RFI.
Les femmes et l’aviation
Le centenaire de la Journée internationale de la femme est aussi une occasion de rappeler les exploits de nos consoeurs du monde entier, qui, par la force de caractère et un esprit de pionnier, ont réussi et continuent de réussir à conquérir montagne après montagne.
Lorsque l’on évoque les deux mots “femme et aviation”, c’est le mot hôtesse de l’air qui vient tout de suite à l’esprit. Ce qui est une vision très restrictive des choses. A l’occasion de la Journée de la femme, le musée de l’air et de l’espace du Bourget a voulu saluer toutes les femmes qui se sont illustrées dans les airs à commencer par la première d’entre elle, la baronne de Laroche, qui fut brevetée pilote il y a tout juste 100 ans… Depuis il y a eu des femmes pilotes dans l’armée de l’air, à Air France, une femme est commandant de bord sur l’Airbus A380. Elles se sont toutes donné rendez- vous au Bourget. Kathel Boulanger, vice-championne du monde de voltige est arrivée à bord de son Sukhoï 31. Comment a-t-elle fait pour s’imposer dans un monde réputé machiste, sans trop de difficulté apparemment?... Une chronique signée par Daniel Desesquelle, RFI.


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