Les Européens veulent améliorer l'aide au développement
Peu avant les Journées européennes du développement, la Commission européenne a publié une enquête montrant que, malgré la crise financière, la plupart des Européens veulent conserver une politique d'aide ambitieuse en direction des pays les plus pauvres.
Dans cette publication Eurobaromètre, une immense majorité d’Européens (90%) considère l’aide au développement comme très importante. Les informations de la Commission européenne indiquent –au total- que 72% des citoyens du continent sont en faveur du maintien ou de l’extension des aides actuelles. Le Danemark, l’Irlande, la Finlande, l’Espagne, Chypre, Malte, la Pologne, le Portugal et la Suède font partie des nations les plus clairement favorables à l’aide au développement (plus de 90% d’opinions en ce sens). Les habitants des pays baltes, la Bulgarie et l’Autriche montrent un soutien plus mitigé (un peu sous 80% quand même); d’autres pays, comme la France, la Roumanie ou la Belgique se situent en milieu de classement.
«Cette enquête montre clairement que les citoyens attendent de leurs gouvernements et de l’Union européenne doivent s’efforcer de participer concrètement au développement de la planète», indique le commissaire européen au Développement et à l’Aide humanitaire Karel De Gucht qui a insisté auprès des membres de l’Union pour que les promesses d’accroissement de l’aide -69 milliards d’euros en 2010- soient atteintes. Ce qui permettrait d’arriver au niveau des objectifs du millénaire définis par l’ONU, huit cibles principales pour réduire la pauvreté, la faim et le sous-développement d’ici 2015.
Objectifs méconnus
Cela étant, d’après les chiffres publiés par l’Eurobaromètre, 74% des Européens n’ont jamais entendu parler des objectifs du millénaire des Nations unies. Et encore, il s’agit d’une amélioration: en 2007, ils étaient 80% à ne rien savoir sur ces objectifs internationaux. Définis en septembre 2000, les objectifs du millénaire ont été adoptés par un total de 191 pays qui ont défini au plus haut niveau un agenda de travail commun.
Parmi les huit buts affichés qui doivent être atteints en 2015 figure le fait de réduire de moitié le nombre d’hommes et de femmes qui gagnent moins d’un dollar par jour, assurer l’accès à une bonne éducation, donner à tous un traitement efficace contre le sida.
L’étude européenne «L’aide européenne par temps de crise» donne une vue détaillée des attitudes au sein des pays du continent. Pour que l’aide soit plus efficace, il est nécessaire qu’il y ait plus de cohérence et de consensus entre les Etats membres de l’UE. Un bon point cependant, les différences d’appréciation sur le sujet ont tendance à diminuer entre les Quinze historiques et les pays nouvellement entrés depuis 2004.
Les résultats de cette enquête Eurobaromètre sont importants pour les Journées européennes du développement de Stockholm. Rendre l’aide plus efficace, créer une coalition globale contre la pauvreté, tels sont les objectifs premiers de ce rendez-vous suédois.
Consultez l’Eurobaromètre (lire)
Le communiqué de presse de l’UE (lire)




