L'environnement sera-t-il le grand sacrifié de la crise économique?
Les ONG de défense de l'environnement s'inquiètent. La lutte contre le bouleversement climatique sera-t-elle sacrifiée sur l'autel de la relance économique? Ronan Uhel, directeur du département Système et vulnérabilité à l’Agence européenne de l’environnement répond aux questions de RFI.
Depuis que la bulle financière a éclaté, avec ses nombreuses répercussions sur l'économie réelle, c'est LA question que se posent un grand nombre d'ONG de défense de l'environnement et d'observateurs: la lutte contre le bouleversement climatique sera-t-elle sacrifiée sur l'autel de la relance économique? Le 9 janvier dernier à Prague, l'Agence européenne pour l'environnement a présenté ses objectifs pour l'année 2009. L'AEE est une agence qui étudie l’état de l’environnement dans l’Union. Ainsi, pour Jacqueline McGlade, directrice exécutive de l’AEE, l’évolution vers une société à faible émission de carbone «ne se fait pas assez rapidement pour assurer l’avenir de notre environnement».
On présente la crise actuelle comme une opportunité permettant de lancer la révolution verte. Est-ce une vraie possibilité? Ne faut-il pas plutôt craindre que l'environnement et notamment la lutte contre les changements climatiques, soient les grands oubliés devant les nécessités de la relance économique?
Pour Ronan Uhel, directeur du département Système et vulnérabilité à l’Agence européenne de l’environnement, «Le protocole de Kyoto se terminant en 2012, 2009 est l'année où il faudra trouver un successeur à ce protocole. Et faire en sorte qu' il y ait des mesures effectives visant à réduire les effets de serre» (cliquez sur le lien audio pour en savoir davantage)...




