Qu’est-ce que le Giec?
Les rapports d'évaluation du Giec forment depuis 21 ans la base de la réflexion des hommes politiques sur la question du réchauffement climatique. Mais qui sont les scientifiques qui font partie de cette structure qui dépend de l'ONU et comment travaillent-ils?
Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) -IPCC en anglais- a été créé en 1988 par le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) et l’Organisation météorologique mondiale (OMM), une autre agence des Nations Unies. La mission de ce groupe est d’établir la meilleure base de travail possible pour les décisions politiques relatives au réchauffement planétaire.
L'origine de sa création c'est la progressive prise de conscience mondiale que le réchauffement climatique est un problème plus complexe et d’une portée potentiellement plus importante que celle d’autres questions auxquelles la communauté internationale avait été confrontée par le passé. Le Giec produit tous les 5 ou 6 ans de grands rapports d’évaluation (le plus récent, à savoir le quatrième rapport, date de 2007).
Enfin, le Giec n’est pas lui-même un institut de recherche. Ses scientifiques évaluent des recherches existantes. Les experts faisant partie du groupe sont des climatologues du monde entier. Par ailleurs, les rapports rédigés par celui-ci sont commentés et approuvés par des experts désignés par les gouvernements qui ont créé le Giec. De ce fait, les évaluations du Giec sont une source fiable pour les décideurs politiques. Cette volonté de double validation a parfois suscité des critiques envers la structure, jugée trop prudente dans ses évaluations et réticente à montrer l'ampleur réelle des problèmes. Dans chaque nouveau rapport, les conclusions ont toutefois établi avec un degré plus élevé de certitude que l’on assiste à un réchauffement planétaire, et que ce réchauffement est essentiellement imputable aux émissions de gaz à effet de serre induites par les activités humaines.
Récemment, le président du Groupe d'experts intergouvernemental sur le changement climatique, l'Indien Rajendra Pachauri, s'est déclaré «raisonnablement confiant» sur un «succès» du sommet de Copenhague, en vue de la conclusion d'un traité en 2010. Source:COP 15.




