6 décembre: sur la route
Autobus et vélos font la route vers Copenhague. Ce weekeend, les correspondants d'Euranet en provenance des Pays-Bas ont pris le train pour se rendre au sommet sur le réchauffement climatique. Treize heures de fun -éco-compensés- dans un wagon remplis de politiciens, d'activistes, de scientifiques et de journalistes... Résumé.
Une de mes voisines, Margriet, est de Norvège. Elle a pris le train depuis Kyoto, le lieu de l'une des précédentes conférences climatiques. Après deux semaines de train au travers de la Sibérie, son principal problème est la propreté... Le flot des informations ayant pour thème l'environnement s'impose à nous dès la montée dans les wagons.
De très belles affiches -en papier recyclé- nous expliquent comment faire pour que notre message sur l'environnement compte et que la nourriture vendue à bord est exclusivement d'origine biologique... Même le repose-tête qui se trouve en face de moi porte un slogan pro-Copenhague. Le spectacle est total...
L'atmosphère ressemble un peu à une journée de sortie scolaire. Dans le wagon d'à côté, des activistes préparent au gros feutre des affiches demandant l'arrêt total des émissions de CO2. Le travail fini, ils scotchent les affiches réalisées sur les baies vitrées des voitures, donnant au convoi un petit air de jardin d'enfant...
Mais il n'y a pas que ces jeux enfantins. Il y a aussi des personnalités dans ce Climat Express pour Copenhague. Comme Jean Pascale van Ypersele, du Giec. Pour lui, «Copenhague doit nous apporter un accord ambitieux. Bien plus important même que Kyoto, à l'époque. Mais, dans le même temps, le jour où ce sommet se terminera, nous pouvons déjà penser aux prochaines négociations pour aller plus loin...».
Plus de 100 chefs d'Etat et près de 20 000 délégués vont doc se réunir et ouvrir les négociations... Des milliards de tonnes de carbone contre des milliards de dollars ou d'euros... A l'extérieur du centre de conférences situé à quelques kilomètres du centre-ville, ils sont nombreux à afficher leur message, profitant de la formidable couverture médiatique... Après des mois d'attente, la conférence débute. Réussite ou échec? A lire ici!




